Esperluette | Sophie Loria

CARNET DE NOTES

Hannah Arendt

« C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal. »

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Oscar Wilde

« L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. »

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Albert Einstein

« Le monde est dangereux à vivre. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »

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Boris Vian

« Une sortie, c’est une entrée que l’on prend dans l’autre sens. »

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Groucho Marx

“Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu’un l’allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis.”

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Albert Camus

« Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. »

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Simone de Beauvoir

« J’étais faite pour une autre planète. Je me suis trompée de destination. »

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Oscar Wilde

« Aujourd’hui, les gens savent le prix de tout et ne connaissent la valeur de rien. »

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Francis Scott Fitzgerald

« La marque d’une intelligence de premier ordre, c’est la capacité d’avoir deux idées opposées présentes à l’esprit, en même temps, et de ne pas cesser de fonctionner pour autant. »

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Simone de Beauvoir

« La fatalité triomphe dès que l’on croit en elle. »

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Chateaubriand, sur le mépris

« Il y a des temps où l’on ne doit dispenser le mépris qu’avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux. »

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Paul Valéry. Le contenu du livre.

« Les livres ont les mêmes ennemis que l’homme : le feu, l’humidité, les bêtes, le temps ; et, surtout, leur propre contenu. »

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Cyrano de Bergerac

« C’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! »

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Alain, Propos sur l'esthétique

« Je plains ceux qui ont l’air intelligent ; c’est une promesse qu’on ne peut tenir. »

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Oscar Wilde

« Il ne faut pas se fier aux apparences. Beaucoup de gens n’ont pas l’air aussi bête qu’ils ne le sont réellement. »

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Virginia Woolf

« Voici mes résolutions pour les trois prochains mois ; la prochaine étape de l’année.
Aucune. Ne pas me contraindre.
Être libre et douce avec moi-même, ne pas me perdre dans des fêtes : plutôt m’asseoir, seule et en privé dans la pièce, pour lire. »

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La Bruyère

« Nous cherchons notre bonheur hors de nous-mêmes et dans l’opinion des hommes, que nous connaissons flatteurs, peu sincères, sans équité, pleins d’envie, de caprices et de préventions : quelle bizarrerie ! »

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Victor Hugo, "Les Travailleurs de la mer"

« Il ne faut pas se fier aux apparences. Beaucoup de gens n’ont pas l’air aussi bête qu’ils ne le sont réellement. »

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Stig Dagerman

« Mais tout ce qui m’arrive d’important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en voile en mer, la joie que l’on donne à un enfant, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps, mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie. »

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Miguel de Cervantes

« La plume est la langue de l’âme. »

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Mordre dans une figue et retrouver le jardin disparu de mes grands-parents…

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Norman Rockwell. Triple autoportrait

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Albert Camus, La Chute

« A propos, connaissez-vous la Grèce ? Non ? Tant mieux ! Qu’y ferions-nous, je vous le demande ? Il y faut des cœurs purs. Savez-vous que, là-bas, les amis se promènent dans la rue, deux par deux, en se tenant la main. Oui, les femmes restent à la maison, et l’on voit des hommes mûrs, respectables, ornés de moustaches, arpenter gravement les trottoirs, leurs doigts mêlés à ceux de l’ami. En Orient aussi, parfois ? Soit. Mais dites-moi, prendriez-vous ma main dans les rues de Paris ? Ah ! je plaisante. Nous avons de la tenue, nous, la crasse nous guinde. Avant de nous présenter dans les îles grecques, il faudrait nous laver longuement. L’air y est chaste, la mer et la jouissance claires. Et nous… « 

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Italo Calvino. Sur le langage

« Il me semble parfois qu’une épidémie pestilentielle a frappé l’humanité dans la faculté qui la caractérise le mieux, l’usage de la parole ; une peste du langage qui se manifeste par une perte de force cognitive et de rapidité d’esprit, par un automatisme qui tend à niveler l’expression sous des formules vagues, creuses, abstraites, à diluer les significations, à émousser les pointes expressives, à éteindre tout éclair qui jaillit de la collision des mots et de nouvelles situations. »

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Antoine Blondin

« Si je cherche du solide autour de moi, je n’aperçois ni murs ni meubles, rien que des êtres. L’amitié ou l’amour des autres aura été mon manteau et ma maison. J’espère leur avoir donné en échange les satisfactions que je leur devais, mais je crains de les avoir déçus sur bien des points. Je ne déteste rien autant que de décevoir les gens. Je ne supporte pas le bruit d’une porte ou d’un coeur qui se ferme.
Et si vous me demandez quel doit être le sens d’une vie, je vous dirais que, faute de lui donner un sens unique (quel qu’il soit), on risque beaucoup d’en faire un sens interdit. »

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Françoise Sagan

« Ce n’est pas parce que la vie n’est pas élégante qu’il faut se conduire comme elle. »

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Albert Camus

« Ecoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »

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Woody Allen

« L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que l’inverse est totalement impossible. »

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Michel Audiard

« La justice, c’est comme la Sainte Vierge : si on ne la voit pas de temps en temps, le doute s’installe. »

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Charly Chaplin

« Vous ne trouverez jamais d’arc-en-ciel si vous regardez en bas. »

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Paul Valéry

« Je me suis adoré, je me suis détesté ; puis nous avons vieilli ensemble. »

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L'attrape-coeur. Salinger

« Je pensais au lac de Central Park (…). Je me demandais si l’eau serait gelée quand je rentrerais à la maison, et si elle l’était, où seraient allés les canards. Je me demandais où vont les canards quand l’eau se prend en glace, qu’il y a plus que de la glace. Je me demandais si un type vient pas avec un camion pour les emporter dans un zoo. Ou s’il s’envolent on ne sait où. »

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Coco Chanel

« Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. »

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Baudelaire

« N’importe où hors du monde. »

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Paul Valéry

« Un homme seul est toujours en mauvaise compagnie. »

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Mouette dans le port de Guéthary

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Guy de Maupassant

« On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts. »

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Les voilà ! Les premiers vols de grues dans le ciel limpide de ce dernier jour d’octobre, au-dessus des Alcyons.

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« Exit light », d’Andrea Mastrovito. La Littorale#6

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La troisième édition du Festival International du Film démarre ce matin à Saint-Jean-de-Luz. Bon festival à tous !

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"Big Brother is watching you"

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S’habitue-t-on un jour à l’absence ? Mon père me manque terriblement… C’est lui qui m’avait initiée aux mystères de la faune marine et au plaisir de la natation. Dans une pieuvre qui déploie mollement un tentacule, l’oeil rond d’une vive ou le ballet d’un banc d’éperlans, je vois un signe de lui… Je retrouve mon père dans l’eau des Alcyons.

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Drouot

Dans les paniers d’osier de la salle des ventes
Une gloire déchue des folles années trente
Avait mis aux enchères, parmi quelques brocantes,
Un vieux bijou donné par quel amour d’antan

Elle était là, figée, superbe et déchirante
Ses mains qui se nouaient, se dénouaient, tremblantes
Des mains belles encore, déformées, les doigts nus
Comme sont nus, parfois, les arbres en novembre

Comme tous les matins, dans la salle des ventes
Bourdonnait une foule, fiévreuse et impatiente
Ceux qui, pour quelques sous, rachètent pour les vendre
Les trésors fabuleux d’un passé qui n’est plus

Dans ce vieux lit cassé, en bois de palissandre
Que d’ombres enlacées ont rêvé à s’attendre
Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes
Mais les choses nous parlent si nous savons entendre

Le marteau se leva, dans la salle des ventes
Une fois, puis deux fois, alors, dans le silence
Elle cria : « Je prends, je rachète tout ça
Ce que vous vendez là, c’est mon passé à moi »

C’était trop tard, déjà, dans la salle des ventes
Le marteau retomba sur sa voix suppliante
Elle vit s’en aller, parmi quelques brocantes,
Le dernier souvenir de ses amours d’antan

Près des paniers d’osier, dans la salle des ventes
Une femme pleurait ses folles années trente
Et revoyait soudain défiler son passé
Défiler son passé, défiler son passé

Car venait de surgir, du fond de sa mémoire
Du fond de sa mémoire, un visage oublié
Une image chérie, du fond de sa mémoire
Son seul amour de femme, son seul amour de femme

Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
Froissant quelques billets, dedans ses mains tremblantes
Froissant quelques billets, du bout de ses doigts nus
Quelques billets froissés, pour un passé perdu.

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Poème pour Hind

Tu ne comprendras peut-être pas

tous les mots de ce poème

mais écoute-moi

ce n’est pas difficile, un poème

du moins celui que j’écris pour toi

C’est comme quand, le soir, je te serre bien fort

et t’embrasse

avant de te mettre dans ton lit

Les poèmes, même ceux que lisent

les grandes personnes

c’est un peu ça

ce que tu ressens, ce que je ressens

à ces moments-là

Tu vois

j’ai déjà fait un poème pour toi

Je t’embrasse

je te serre bien fort

je sens que je suis près de toi.

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Rétrospective Jean-Claude Pinchon

L’exposition à ne pas manquer cet été à Anglet (64) ! Remarquable par sa richesse (120 oeuvres) et par l’innovation de sa scénographie exigeante, cette rétrospective nous dévoile le coloriste génial que fut Jean-Claude Pinchon (1944-1998).

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L'attrape-coeur. Salinger

« Mon rêve, c’est un livre qu’on arrive pas à lâcher et quand on l’a fini on voudrait que l’auteur soit un copain, un super copain et on lui téléphonerait chaque fois qu’on en aurait envie. Mais ça n’arrive pas souvent. J’aimerais assez téléphoner à Karen Blixen. (…) Prenez ce bouquin, Servitude humaine de Somerset Maugham. C’est pas mal et tout, mais j’aurais pas envie de téléphoner à Somerset Maugham. Je sais pas, c’est le genre de mec que j’aurais jamais envie d’appeler. »

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Roland Barthes

« Telle une mauvaise salle de concert, l’espace affectif comporte des recoins morts, où le son ne circule plus. L’interlocuteur parfait, l’ami, n’est-il pas alors celui qui construit autour de vous la plus grande résonance possible ? L’amitié ne peut-elle se définir comme un espace d’une sonorité totale ? »

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Plonk & Replonk

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Plonk & Replonk

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Accent circonflexe

Je veux continuer à rêver, à construire des châteaux en Espagne, et à me ruer sur du gâteau au chocolat quand j’ai le vague à l’âme.
On ne touche pas à l’accent circonflexe !

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Julien Green

« C’est toute sa liberté qu’on abandonne à jamais lorsqu’on s’éprend d’un être ; le désir peut s’éteindre, la passion peut mourir tout à fait, mais il reste au fond du coeur quelque chose d’inaliénable que l’on peut donner mais non reprendre. L’homme qui aime a vendu son âme. »

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Les gens heureux - Paul-Jean Toulet

« Si les gens heureux, comme on le prétend, n’ont pas d’histoire, ils feraient bien de ne pas nous la raconter. »

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Henri de Toulouse-Lautrec

« Vous me prenez pour un imbécile ?
– Pas du tout, mais je peux me tromper. »

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Eugène Ionesco

« Soyons gais, mais ne soyons pas dupes. »

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Voltaire

« On laisse retourner à pied les médecins de village, qu’on envoie chercher en carrosse. »

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Gérard de Nerval, Aurélia

« Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l’image de la mort ; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l’instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. C’est un souterrain vague qui s’éclaire peu à peu, et où se dégagent de l’ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer ces apparitions bizarres : – le monde des Esprits s’ouvre pour nous. »

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Les Liaisons dangereuses. Carnet de notes Sophie Loria

« J’éprouve en ce moment que notre raison, déjà si insuffisante pour prévenir nos malheurs, l’est encore davantage pour nous en consoler. »

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Baudelaire. Mon coeur mis à nu

« Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie. »

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Fête de la corniche 2015

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Espérance. Héraclite

« Sans l’espérance, vous ne rencontrerez jamais l’inespéré. »

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Pieuvre

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Et si j'étais fou. Abdellatif Laâbi.

« Et si j’étais fou

et ma soif de désert incommensurable, inhabité

ma soif, relais de caravanes privées de sel

fou et qu’aucun campement n’apparaisse à mes yeux

aucune trace de monture ni de feu

ne pouvant plus imaginer les oasis de mon rêve

que dans la nuit glaciale d’autres planètes minérales

fou et que les mots eux-mêmes se rebellent

l’alphabet se retire dans une mémoire

au-delà de l’histoire

fou et que le sable lui-même se rétracte

emportant ses derniers mirages

fou

le silence s’installe sur la terre

alors que la nuit vient siéger sur mes épaules

Majnoun

je titube sans laisser rien paraître de ma détresse

m’engouffre lentement dans la grotte

Je venais d’enterrer les derniers miracles »

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28 janvier 2014

J’ai laissé ma légèreté derrière la porte d’une chambre d’hôpital où reposait mon père.

Non. Juste avant.

Dans le regard éperdu de ma mère, le téléphone collé à l’oreille, écoutant une voix masculine lui expliquer doucement que, malgré tous leurs efforts… Il a suffi d’un coup de fil pour que mon enfance s’envole.

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Clementine. Pink Martini

La grisaille du jour et le ciel bas invitent à écouter en boucle Clementine de Pink Martini.

« If tomorrow’s sun doesn’t shine
At least I’ll have my Clementine. »

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Sillons gulaires. Baleineau échoué. Guéthary

Les sillons gulaires d’un rorqual

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Baleine échouée. Guéthary

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Fidèle. Charles Trenet

« Fidèle, fidèle je suis resté fidèle
À des choses sans importance pour vous
Un soir d’été, le vol d’une hirondelle
Un sourire d’enfant, un rendez-vous.
Fidèle, fidèle, je suis resté fidèle
À des riens qui pour moi font un tout. »

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Voltaire. Dictionnaire philosophique. Sur la beauté

« Demandez au crapaud ce que c’est que la beauté (…), et il vous répondra que c’est sa crapaude. »

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La Harpe d'herbes

« J’entends, expliqua le juge, une personne à qui on puisse tout dire. Suis-je idiot de vouloir une chose pareille ? Ah, quand on songe à l’énergie qu’on dépense pour se dissimuler, tellement nous avons peur qu’on nous identifie. Mais nous, cinq imbéciles, nous voilà perchés dans un arbre et bien identifiés. Une fameuse chance, à condition que nous sachions nous en servir : plus la peine de nous préoccuper du spectacle que nous offrons, libres de découvrir ce que nous sommes réellement. Si nous savons que personne peut nous déloger. C’est l’incertitude où ils sont de ce qu’ils peuvent bien être qui pousse nos amis à conspirer pour nier les différences. »

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Première note

Un carnet de notes glissé dans la poche pour noter une idée, fixer une pensée, dire son plaisir, le début d’un roman, un refrain qui insiste…
Un carnet de notes, posé sur une table, comme une promesse de rendez-vous…

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